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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
- origine : Sens 1 Commencement, début. Sens 2 Provenance, milieu duquel quelqu'un, quelque chose est issu.
- violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.
Extrait du corrigé : II L'État et ses citoyens 1 L'engagement du corps de la nation Texte J.J. ROUSSEAU "La sûreté particulière est tellement liée avec la confédération publique, que sans les égards que l'on doit à la faiblesse humaine, cette convention serait dissoute par le droit, s'il périssait dans l'État un seul citoyen qu'on eût pu secourir, si l'on en retenait à tort un seul en prison, et s'il se perdait un seul procès avec une injustice évidente : car les conventions fondamentales étant enfreintes, on ne voit plus quel droit ni quel intérêt pourrait maintenir le peuple dans l'union sociale, à moins qu'il n'y fût retenu par la seule force qui fait la dissolution de l'état-civil. L'engagement du corps de la nation n'est-il pas de pourvoir à la conservation du dernier de ses membres avec autant de soin qu'à celle de tous les autres ? et le salut d'un citoyen est-il moins la cause commune que celui de tout l'État ? Qu'on nous dise qu'il est bon qu'un seul périsse pour tous, j'admirerais cette sentence dans la bouche d'un digne et vertueux patriote qui se consacre volontairement et par devoir à la mort pour le salut de son pays ; mais si l'on entend qu'il soit permis au gouvernement de sacrifier un innocent au salut de la multitude, je tiens cette maxime pour une des plus exécrables que jamais la tyrannie ait inventée, la plus fausse qu'on puisse avancer, la plus dangereuse que l'on puisse admettre, et la plus directement opposée aux lois fondamentales de la société. Loin qu'un seul doive périr pour tous, tous ont engagé leurs biens et leurs vies à la défense de chacun d'eux, afin que la faiblesse particulière fût toujours protégée par la force publique, et chaque membre par tout l'Etat". 2 Texte MACHIAVELOn doit bien comprendre qu'il n'est pas possible à un prince, et surtout à un prince nouveau, d'observer dans sa conduite tout ce qui fait que les hommes sont réputés gens de bien, et qu'il est souvent obligé, pour maintenir l'État, d'agir contre l'humanité, contre la charité, contre la religion même. Il faut donc qu'il ait l'esprit assez flexible pour se tourner à toutes choses, selon que le vent et les accidents de la fortune le commandent : il faut, comme je l'ai dit, que tant qu'il le peut il ne s'écarte pas de la voie du bien, mais qu'au besoin il sache entrer dans celle du mal [...].
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Le corrigé du sujet " l'Etat est-il a l'origine de la violence ?" a obtenu la note de : aucune note
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La violence, disait Alain, dans Les arts et les dieux, est « un genre de force, mais passionnée, et qui vise à briser la résistance par la terreur. La violence définit le crime, lorsqu’elle s’exerce contre la personne humaine. Et la loi des punitions est au contraire qu’elles soient purifiées de violence. » Nous sommes ici à des lieues de pouvoir caractériser la violence comme provenant de l’Etat. En effet, l’Etat, organisation politique de la société, fait-il preuve de passion ? Il n’est caractérisé que comme une personne morale, donc il ne peut être soumis aux passions proprement humaines. De même, les punitions qu’il inflige à ceux qui entravent la loi n’ont apparemment rien de commun avec le crime, et, en ce sens, semblent se faire sans violence. Loin d’être à l’origine de la violence, ce serait alors plutôt la violence qui serait à l’origine de l’Etat. En effet, la passion, la terreur ou le crime semblent bien avoir pour origine l’homme lui-même. C’est pourquoi l’Etat s’avérerait nécessaire en tant qu’institution ayant les moyens de réprimer cette violence. Pourtant, dans cette répression, l’Etat lui aussi fait preuve de violence. Ce sont des personnes qu’il punit, des individus. Peut-être est-ce même sa présence qui rend les hommes si violents, en leur proposant des reconnaissances particulières (titres, récompenses…) pour lesquelles les hommes se mettent à s’envier les uns les autres et à faire preuve de violence ? Dès lors, il s’agit de savoir si la violence est ancrée en l’homme lui-même ou si c’est l’Etat qui la produit en lui. Après tout, ce sont les Etats qui entrent en guerre les uns avec les autres, et c’est peut-être le manque de tempérance, qu’ils entendent condamner chez les citoyens, qui les caractérise le plus.
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