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Sujet : Peut-on connaître ce dont on n'a pas fait l'expérience ?

Définitions des termes :
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • connaître : Savoir, être informé de.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • expérience : En philosophie, l'expérience est une connaissance acquise par le contact direct, par l'action directe d'un sujet sur un objet. Il s'agit donc de données concrètes et sensibles, à partir desquelles il est possible de construire une connaissance du monde. Cependant, si, pour la tradition empiriste, l'expérience est le fondement de toutes nos connaissances, pour les rationalistes, elle est peu fiable, voire mensongère, car donnée par les sens.

Extrait du corrigé : Car l'on peut tout de même tenir un discours à peu près certains sur la mort même si notre connaissance n'en est pas parfaite et que l'expérience n'est pas venue confirmer ou vérifier une des grandes hypothèses métaphysiques plutôt qu'une autre. Ce serait donc, que la connaissance et l'expérience sont des formes du savoir qui diffèrent en nature. Mais alors comment comprendre au sein d'une philosophie du savoir l'articulation entre ces deux notions distinctes ? Connaît-on de la même façon par expérience que par l'étude a priori ? Y a-t-il exclusion entre ces deux formes de savoir ou bien plutôt complémentarité ? De plus si l'expérience définit un savoir subjectif, un savoir « corporelle », un savoir « in-enseignable », comment donner à ce « savoir », la valeur objective, rationnelle, démontrable, réfutable et enseignable qui définit l'idéal de la connaissance ?     Proposition de plan : 1. On ne peut pas connaître vraiment ce dont on a pas fait l'expérience parce que  l'expérience est un savoir sensible qu'aucun livre ne peut nous apprendre. a) Expérimenter c'est sentir l'action des faits, des choses sur soi-même. C'est faire soi-même pour ressentir ce que ressent celui qui fait.

Peut-on connaître ce dont on n'a pas fait l'expérience ?

Corrigé : Peut-on connaître ce dont on n'a pas fait l'expérience ? Corrigé de 1307 mots (soit 2 pages) directement accessible

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