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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- conviction : Du latin "convictus", convaincu. Dans "convaincu", il y a à la fois "vaincu avec" et "vaincu contre". La conviction est donc une opinion affirmée contre d'autres, de manière polémique.
- ennemi : Adversaire qui cherche à nuire.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
- plus : d'avantage, un surcroît, un supplément.
- penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
Extrait du corrigé : 2. Le doute, seul ami de la vérité Il apparaît donc que, plus que le mensonge, la conviction peut en effet être le pire ennemi de la vérité. Mais, dira-t-on, il faut bien que l'ami de la vérité affirme cette dernière, et pour cela il lui faut être convaincu. Comment donc échapper à cette difficulté ? A quelle condition la conviction dans son affirmation même de la vérité ne sera-t-elle pas son ennemie ? Descartes nous le rappelle : cette condition, c'est que la conviction soit fondée sur un doute préalable, ce doute «méthodique"' que doit prendre pour premier précepte tout ami de la vérité : «Le premier[précepte est] de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je la connusse évidemment être telle ; c'est-à-dire d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention, et de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute.. (Discours de la méthode, II). 3. Une méthode philosophique * Le doute devient alors méthode philosophique. Il n'est pas ce qui menace la rationalité, mais ce qui permet d'accéder à elle.
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Le corrigé du sujet " Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges. Que faut-il en penser ? " a obtenu la note de : aucune note
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