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Sujet : Le progrès des sciences et des techniques nous garantit-il un monde meilleur?

Définitions des termes :
  • progrès : Evolution de l'humanité ou de la civilisation vers un état supérieur. Au sens strict, ce mot implique une amélioration, un perfectionnement.
  • science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
  • technique : Du grec "tecknè", "art, métier". Procédés de travail ou de production qui supposent un savoir-faire. La technique désigne aussi les applications de la science proprement dite.
  • monde : Ensemble des réalités matérielles qui constitue l'univers, mais aussi le monde humain, les relations entre les hommes.
  • meilleur : 1. Supérieur, préférable, digne d'être choisi : pour LEIBNIZ, le meilleur repose sur une sorte de principe d'économie dans l'appropriation des moyens à la fin ; il correspond au maximum d'effets avec le minimum de dépenses ; dans le domaine moral le meilleur est le minimum de mal pour le maximum de bien. 2. Meilleur des mondes possibles : pour LEIBNIZ, Dieu ne crée pas les essences qui tendent toutes avec un droit égal à l'existence ; les existences ne sont pas toutes compossibles ; toute combinaison de compossibles est un monde possible ; le meilleur des mondes est celui « par lequel se réalise la plus grande production de possibles ». 3. Principe du meilleur : pour LEIBNIZ, principe selon lequel Dieu choisit toujours le meilleur, bien qu'il soit totalement libre (c'est une cause inclinante et non nécessitante).

Extrait du corrigé :   Deuxième partie : Technique et science comme formes de la domination Le rapport à la technique suppose un rapport à la nature qui n'est fait ni de passivité, ni de soumission : « Ce n'est pas seulement son utilisation, c'est bien la technique elle-même qui est déjà domination (sur la nature et sur les hommes), une domination méthodique, scientifique, calculée et calculante. » Marcuse, Culture et Société, 1965. Cette domination introduit en outre une hiérarchie très forte entre les groupes sociaux ; sont renvoyés à leur « primitivité » des sociétés qui ne reposent nullement sur la maîtrise technique. Claude Lévi-Strauss insiste sur ce qu'un tel jugement comporte de présupposés liés à la conviction que progrès et développement de la compétence sont synonymes. « II semble que la diversité des cultures soit rarement apparue aux hommes pour ce qu'elle est : un phénomène naturel, résultant des rapports directs ou indirects entre les sociétés ; ils y ont plutôt vu une sorte de monstruosité ou de scandale. » Lévi-Strauss, Race et Histoire, 1968. Il faut donc accepter de dire que chaque société procède à des choix et que chaque société marche selon les finalités qui sont les siennes, qu'il n'y a donc pas à examiner ces différents parcours comme étant « bons » ou « mauvais », « méritoires » ou « insuffisants ». Il n'y a donc pas à avoir de foi aveugle dans la « science ». La science ne suffit pas à cultiver l'esprit du moins si l'on s'écarte de cette foi positiviste du XIXème siècle, cette conviction qu'elle était seule facteur de progrès : l'emploi du mot science au singulier en est une résurgence, il faudrait évidemment mettre le mot au pluriel puisque c'est la diversité qui est majeure et non l'illusoire unité. Si le développement technique suppose une maîtrise indéniable de la nature, et s'il est l'expression d'une extrême complexité de l'intelligence humaine, il faut distinguer son existence de son application : « Plus le niveau de la technique est élevé, plus les avantages que peuvent apporter des progrès nouveaux diminuent par rapport aux inconvénients.

	Le progrès des sciences et des techniques nous garantit-il un monde meilleur?

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