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Sujet : Faut-il vouloir être heureux ?

Définitions des termes :
  • vouloir : La volonté se définit comme la faculté de choix : pouvoir de se déterminer librement à agir ou à s'abstenir d'agir, en vertu de motifs. La volonté implique une délibération consciente : par ce trait, l'acte volontaire s'oppose à l'acte qui procède de l'instinct, de l'impulsion, d'un réflexe ou d'une habitude. Vouloir, c'est donc poursuivre une fin déterminée et conscient. On peut déjà noter que la volonté inclue également une faculté de représentation.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.

Extrait du corrigé : Car cette recherche est toujours déjà intéressée, égoïste donc contraire à la morale.Le bonheur est l'accomplissement de la vie sensible comme telle, et par conséquent il appartient à tout être sensible en possédant la notion de souhaiter être heureux. Mais il y a une différence entre souhaiter qui n'engage à rien (souhaiter être riche, c'est juger positivement la richesse en refusant de faire quoi que ce soit pour le devenir) et vouloir qui est déjà mobilisation des moyens par la représentation contraignante d'une fin. Si tout le monde souhaite évidemment être heureux (le contraire signifierait qu'on n'existe pas comme vivant sensible), tout le monde ne veut pas le devenir. C'est que nous n'avons pas que des aspirations sensibles, du moins certains d'entre nous : pour les héros qui donnent leur vie parfois dans des conditions atroces (Jean Moulin) ou pour les créateurs qui subissent les affres d'un travail épuisant et ingrat (cf. la correspondance de Flaubert, notamment ses lettres à Louise Colet), il est clair que ces aspirations ne comptent pas, et qu'ils ne peuvent être soupçonnés de chercher un bonheur simplement paradoxal, puisque sa notion renvoie d'abord au maintien de la vie et à l'exclusion de la souffrance. Cela est vrai également dans l'ordre de la conscience morale : agir par devoir, c'est avoir implicitement décidé que le bonheur ne compterait pas et que les inconvénients liés à l'accomplissement de l'action ne seraient pas pris en considération, dès lors que sa nécessité s'imposait. Les héros, les créateurs et les sujets moraux en tant que tels ont donc en commun de considérer que, si important que son désir puisse être par ailleurs, le bonheur ne compte absolument pas. Autrement dit les meilleurs d'entre nous se refusent de faire du bonheur le but de leur vie, - même s'ils souhaitent évidemment être heureux, parce que pour eux ce n'est pas cela qui compte même si cela importe évidemment.Cette opinion serait-elle donc le propre des gens qui ne sont ni des créateurs ni des héros et qui accomplissent leur devoir à la seule condition qu'il ne mette en cause ni leur confort ni l'idée qu'ils ont d'eux-mêmes ?

	Faut-il vouloir être heureux ?

Corrigé : 	Faut-il vouloir être heureux ?	Corrigé de 1957 mots (soit 3 pages) directement accessible

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