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Sujet : Le temps est-il en nous ou hors de nous ?

Définitions des termes :
  • temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).

Extrait du corrigé : ) « C'est l'homme tout entier qui est le temps incarné, un temps à deux pattes, qui va, qui vient et qui meurt : aussi l'homme n'a-t-il aucune prise sur le temps; nous ne pouvons que substituer au temps ce qui n'est pas lui, le confondre avec ces compteurs sociaux que sont les horloges et les calendriers. » Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé, 1978.Nous ne pouvons penser le temps. Toutes nos pensées déjà s'inscrivent dans le temps, lequel est, selon Jankélévitch, « consubstantiel à notre pensée, à notre existence, à tous nos actes ». Quant aux horloges et aux calendriers, même s'ils disparaissaient définitivement de la surface de la terre, le temps continuerait de s'écouler sans eux. « Le temps est un enfant qui s'amuse, il joue au trictrac. A l'enfant la royauté. » Héraclite (vie s. av. J.

Le temps est-il en nous ou hors de nous ?

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Définitions

  • temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).

Problématique

·         Angles d’analyse

 

La question soulève ici l’épineux problème de la dépendance de l’existence (humaine plus précisément dans notre cas) à la dimension temporelle. Il semble en effet que nous ne sommes dans le temps. Notre vie s’organise suivant de grands moments (naissance, mariage, mort, etc.) mais au-delà, nos journées et nos rythmes biologiques sont eux-mêmes rythmés par nos emplois du temps souvent chargés.

Il semble alors, a priori, plus évident d’affirmer que nous sommes dans le temps, et donc a fortiori que ce dernier nous est constitutif, plus que le contraire. Pour autant, puisque le temps apparaît comme une catégorie essentielle et structurante pour notre existence et notre quotidien, on peut se demander si ce n’est pas le temps qui est en nous.

C’est ainsi le problème de la condition de possibilité du temps par rapport à nous ou à l’inverse du nous par rapport au temps qui est ici mis à la question. Lequel des deux rend possible et constitue l’autre ?

Il est vrai que le temps passe, mais que je ne peux jamais l’arrêter pour saisir le passage lui-même ; pourtant, en même temps qu’insaisissable, il a une évidence intuitive : « Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais, mais que je veuille l’expliquer à la demande, je ne le sais pas ! » (Saint Augustin) Cela signifie-t-il que le temps est dans ma conscience ? En effet, il semble que le passé, qui n’existe plus, ne soit pas ailleurs que dans ma mémoire, et le futur, seulement dans mon projet. Le présent, lui, semble se confondre avec la conscience que j’en ai.

Problématique

 

            S’il est vrai que nous n’existons que par et à travers le temps, cela veut-il pour autant dire que c’est le temps qui nous constitue et qui rend notre existence possible et consciente ? N’est-ce pas aussi juste, en partant de ce même constat, d’affirmer que nous comprenons en nous le temps et le projetons ainsi sur notre réalité ? Sur quel critère si fier pour trancher entre l’alternative ? Cette dernière ne peut-elle pas d’ailleurs être elle-même dépassée ?



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