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Extrait du corrigé : Dès lors cela dépendrait de la résistance que nous avons au travail, de nos capacités à le supporter. Or, comme une définition est souvent posée par une majorité de personnes qui entendent la même chose, travailler trop sert peut-être à designer celui qui travaille plus que la majorité. I/ Travailler trop, c'est purement et simplement travailler. Ne faut-il pas admettre que le devoir de travailler est déjà en lui-même un abus, un épuisement de nos forces durant cette courte existence qui est la nôtre. Si l'homme confère une valeur au monde par son travail, cette valorisation ne lui nuit-elle pas ? Ce n'est peut-être pas pour rien que les civilisations comme les Grecs méprisaient le fait de devoir travailler. En effet, le travail ressemble fort à une aliénation, à un dévouement de son temps pour s'occuper de ce qui n'est pas soi. De la même façon la tradition chrétienne considère le travail comme le fruit du péché. L'étymologie, d'ailleurs parle d'elle-même : un tripallium était un instrument de torture. Aussi, nous pouvons suivre ici la définition du travail tel que le pensaient les Grecs, telle que Arendt nous la rappelle dans la Condition de l'homme moderne : « Travailler, c'était l'asservissement à la nécessité, et cet asservissement était inhérent aux conditions de la vie humaine.
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