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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : L'idée d'un inconscient psychique pose deux types de problèmes. D'abord la conscience peut paraître, non pas le lieu d'une révélation ou d'une vérité, mais au contraire la source de l'illusion. Prendre conscience pourrait signifier se tromper sur soi-même et sur les choses. D'autre part, l'hypothèse d'un inconscient dominateur nous conduit à mettre en question la liberté humaine, l'autonomie individuelle, si tant est que celle-ci ait son siège et sa garantie dans la conscience seule. La conscience est-elle capable de porter un jugement critique sur elle-même, de s'interroger ? Sans doute plus que l'instinct, et ce pouvoir de délibération ramènerait la liberté du côté de la conscience. Qu'est-ce que le sujet, l'individu ? Peut-on réellement définir ce qui ne change pas, ce qui reste immuable dans un être, au-delà de toutes les modifications que le temps et les circonstances ont apportées ? Ces modifications ne constituent-elles pas de surcroît cet être dans son existence actuelle ?Sommes-nous un être isolé, ou faisons-nous partie d'un tout?
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Le mot conscience vient du latin cum-scientia qui signifie accompagné de savoir. Etre conscient, c’est en effet agir, sentir ou penser et savoir qu’on agit, qu’on sent et qu’on pense. Le fait d’être conscient constitue donc pour l’homme un événement décisif qui l’installe dans le monde et lui commande de prendre position. Car l’homme, dans la mesure où il est conscient, n’est plus simplement dans le monde, chose parmi les choses, vivant parmi les vivants. L’homme « existe aussi pour soi, il se contemple, se représente lui-même, se pense et n’est qu’esprit que par cette activité qui constitue un être pour soi » : Hegel, Esthétique.
Seulement avec la découverte de l’inconscient affirmé par Freud, s’accomplit décisive et radicale la dépossession du sujet, à travers la mise en question de sa souveraineté. La conscience de ses actes, de ses désirs, est en effet la condition requise d’un éventuel contrôle sur eux et c’est la conscience encore qui peut donner un sens à l’idée de responsabilité. Etre responsable, c’est en effet pouvoir répondre de soi, et c’est ce pouvoir que la conscience morale témoigne lorsqu’elle juge et condamne, affirmant ainsi la possibilité d’une maîtrise de soi sur soi.
De la responsabilité nous ne serions nous en défaire, et pourtant il faut concéder à Freud qu’une partie de nous-mêmes nous échappe. Le tout est de savoir, si le conscient et l’inconscient s’opposent de façon irréductible ? Ou si la conscience est continuellement travaillée par l’inconscient ?
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