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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- progrès : Evolution de l'humanité ou de la civilisation vers un état supérieur. Au sens strict, ce mot implique une amélioration, un perfectionnement.
- toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
Extrait du corrigé : Ainsi l'idéalisme était chassé de son dernier refuge, la conception de l'histoire ; une conception matérialiste de l'histoire était donnée et la voie était trouvée pour expliquer la conscience des hommes en partant de leur être, au lieu d'expliquer leur être en partant de leur conscience, comme on l'avait fait jusqu'alors. » Se définissant ainsi comme matérialiste, la conception de Marx et Engels permet donc de jeter un regard rétrospectif sur l'histoire de l'humanité dans son ensemble et d'en découvrir la logique véritable. Il devient possible d'en dégager les différentes étapes ainsi que Marx & Engels s'y étaient d'ailleurs essayés dés « L'idéologie ». Dans le « Manifeste », ceux-ci ne se penchent guère, cependant, sur le passé lointain. Ils se contentent de l'évoquer rapidement avant de se consacrer à la lutte des classes telle qu'elle se déroule dans la société bourgeoise : « Dans les premières étapes historiques, nous constatons presque partout une organisation complète de la société en classes distinctes, une échelle graduée de conditions sociales. Dans la Rome antique, nous trouvons des patriciens,, des chevaliers, des plébéiens, des esclaves ; au Moyen Age, des seigneurs, des vassaux, des maîtres de corporation, des compagnons, des serfs, et, de plus, dans chacune de ces classes, une hiérarchie particulière. La société bourgeoise moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n'a pas aboli les antagonismes de classes. Elle n'a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d'oppression, de nouvelles formes de lutte à celle d'autrefois. Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l 'époque de la bourgeoisie, est d'avoir simplifié les antagonismes de classes. La société se divise de plus en plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie & le prolétariat.
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Le corrigé du sujet "Crise et progrès s'excluent-ils toujours l'un l'autre ?" a obtenu la note de : aucune note
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Le sens commun tient volontiers la crise pour un phénomène uniquement négatif, une période de régression ; le plus souvent d'ailleurs sans avoir aucune idée claire de ce qu'il faut entendre par crise. Inversement, comme le faisait remarquer Cournot, la croyance dans le progrès prend des allures de foi religieuse. Une analyse concrète et approfondie des notions communes de crise et de progrès montrera que ces notions ne sauraient suffire à nous fournir des concepts adéquats pour penser les rapports entre crise et progrès. On se souviendra que l'histoire, dans de multiples domaines, offre des exemples de crise ayant permis de spectaculaires avancées ; mais on évitera aussi de s'en tenir à une simple énumération de contre-exemples.
« La formule sacrée des positivistes : L'Amour pour principe, l'Ordre pour base, et le Progrès pour but. » Comte, Système de politique positive, 1851-1854.
« Toute la suite des hommes, pendant le cours de tant de siècles, doit être considérée comme un même homme qui subsiste toujours et qui apprend continuellement. » Pascal, Préface pour le Traité du vide, 1663 (posth.)
Anticipation de l'affirmation positiviste, selon laquelle la science se développe par degrés, dans un mouvement de progrès linéaire. D'où l'accroissement indéfini de nos connaissances.
« Plus les techniques progressent, plus la réflexion est en recul. » Gabriel Marcel, Les Hommes contre l'humain, 1951.
« La perfectibilité de l'homme est réellement indéfinie [...]; les progrès de cette perfectibilité, désormais indépendants de toute puissance qui voudrait les arrêter, n'ont d'autre terme que la durée du globe où la nature nous a jetés. » Condorcet, Esquisse d'un tableau des progrès de l'esprit humain, 1795 (posth.)
« Le progrès n'est pas nécessaire d'une nécessité métaphysique : on peut seulement dire que très probablement l'expérience finira par éliminer les fausses solutions et par se dégager des impasses. Mais à quel prix, par combien de détours ? Il n'est même pas exclu en principe que l'humanité, comme une phrase qui n'arrive pas à s'achever, échoue en cours de route. » MERLEAU-PONTY
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