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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
- obstacle : Ce qui empêche ou retarde une action, une progression ; difficulté, empêchement.
- moyen : Ce qui sert à la réalisation d'une fin: "La fin justifie les moyens."
Extrait du corrigé : A-t-on le droit de traiter ainsi un homme ? Et que devraient être nos relations avec autrui si l'on ne se limite pas à en faire un obstacle ou un moyen ? Introduction Il y a en moi, comme en tout homme, deux mouvements opposés. Le premier me fait entrer en société car je ne peux me passer des autres pour vivre humainement : en ce sens, autrui est un moyen sans lequel mon but ne saurait être atteint. Le second me fait m'opposer aux autres car nous désirons la même chose : en ce sens, autrui est un obstacle qui m'empêche d'atteindre mon but, de satisfaire mon désir. Ne pouvant me passer de la société des autres, mais continuant à ne penser qu'à moi, il semble donc impossible qu'autrui puisse jamais être autre chose que moyen ou/et obstacle pour cette fin qu'est mon moi. Pourtant ne puis-je cesser de tout rapporter à moi et à mes buts? IL faudrait que je puisse considérer autrui autrement que relatif à moi, c'est-à-dire comme une fin en soi, et autrement que relatif, c'est-à-dire comme ayant valeur absolue. Y a-t-il dans mon humanité la possibilité d'un tel décentrement moral? Ou bien une telle espérance est-elle naïve, comme le pensent les cyniques?
Corrigé de 1873 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Autrui peut-il être autre chose pour moi qu'un obstacle ou un moyen ?" a obtenu la note de : aucune note
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