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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- parole : Mot ou ensemble de mots servant à exprimer la pensée.
- échec : Résultat négatif, et généralement d'une certaine gravité, d'une entreprise.
- violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.
Extrait du corrigé : Il n'y a pas de médiation dans la violence, elle en est par principe la suppression. C'est pourquoi, lorsque le langage lui-même cherche à faire violence à l'autre, cette violence n'est que symbolique : l'injure, l'éclat de voix, la crise de colère peuvent «blesser» l'interlocuteur dans son orgueil, sa conscience ou ses valeurs, mais il n'est pas atteint dans sa chair. Les paroles ne sont que métaphoriquement « blessantes » ; on peut en tenir rigueur à celui qui les a prononcées, mais il est rare qu'on en meure. [II. La parole peut différer la violence] Cette opposition est sans doute réelle. Il n'en reste pas moins qu'elle ne suffit pas pour faire durablement échec à la violence. En fait, la parole peut différer le déclenchement de la violence, mais cela ne signifie pas qu'elle la supprime.Rien ne le montre mieux, même si on doit le déplorer, que l'histoire. S'il suffisait que des États puissent se parler pour qu'il n'y ait plus de conflits, on peut espérer que l'humanité y aurait eu recours depuis quelques millénaires. Lorsque von Clausewitz définit la guerre comme «la continuation de la politique par d'autres moyens », sa formule indique aussi l'échec du discours politique, et que le débat, la discussion entre diplomates ne parviennent pas à régler pacifiquement tous les problèmes.
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Le corrigé du sujet "La parole suffit-elle à faire échec à la violence ?" a obtenu la note de : aucune note
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