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Extrait du corrigé : Et l'on peut d'ailleurs, sans beaucoup se tromper, supposer que Schuller connaît bien cette doctrine, qu'il a lu des textes de Spinoza, ou peut-être même qu'il a reçu de Spinoza des "bonnes pages" de l' "Ethique".D'où l'aspect si resserré du texte, si contesté et abstrait. Mais on ne peut manquer de rappeler ici, pour le moins, l'appendice à la partie 1 de l' "Ethique" où Spinoza dénonce l'illusion finaliste et la croyance au libre arbitre: "Les hommes se croient libres parce qu'ils ignorent les causes qui les disposent à désirer et à vouloir."2) La notion de liberté, comme autonomie, cad nécessité interne ("nécessité de sa nature") est l'occasion pour Spinoza d'aborder la notion de Dieu.Car on devine l'objection possible que le lecteur peut se faire. A peu près de la manière suivante: acceptons la définition d'une chose comme libre si elle existe "par la seule nécessité de sa nature". Mais accepter cette définition, ce n'est pas reconnaître qu'une telle chose libre soit. Il n'y a peut-être nulle part une telle chose "qui existe et agisse par la seule nécessité de sa nature."Comme s'il pressentait cette objection, Spinoza "présente" cette chose libre: Dieu. En rappelant sa définition, comme on la trouve dans l' "Ethique": "Il existe nécessairement; il est unique; il est & il agit par la seule nécessité de sa nature" (Appendice à la partie 1) ou encore dans la proposition 17 (où se joue la distinction d'avec la contrainte): "Dieu agit d'après les seules lois de sa nature et sans être contraint par personne.
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