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Sujet : L'erreur a-t-elle un rôle dans l'élaboration de la vérité ?

Définitions des termes :
  • erreur : Affirmation fausse. A la différence du mensonge, l'erreur implique la bonne foi; l'erreur, dit Platon, est une ignorance double, c'est-à-dire une ignorance qui ne se sait pas ignorante, une ignorance doublée d'une illusion.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Extrait du corrigé : A la différence du mensonge, l'erreur implique la bonne foi; l'erreur, dit Platon, est une ignorance double, c'est-à-dire une ignorance qui ne se sait pas ignorante, une ignorance doublée d'une illusion.[Introduction]Découvrir une vérité est toujours satisfaisant. Le fait même de la découvrir semble indiquer que jusqu'alors, nous étions dans l'erreur. Peut-on ajouter que cette erreur joue un rôle positif dans l'élaboration de la vérité ? La question peut sembler surprenante puisqu'on admet spontanément que vrai et faux sont contradictoires. Mais leurs relations sont peut-être plus subtiles.[I. Le tâtonnement pratique]a. La psychologie de laboratoire étudie volontiers l'acquisition de comportements pratiques (animaux ou humains, notamment chez l'enfant) par la méthode des « essais et erreurs ». Cela indique que, dans la pratique, nous commençons souvent par avoir un comportement inadapté à une situation avant de le corriger pour trouver le comportement convenable.

L'erreur a-t-elle un rôle dans l'élaboration de la vérité ?

Corrigé : L'erreur a-t-elle un rôle dans l'élaboration de la vérité ?
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Définitions

  • erreur : Affirmation fausse. A la différence du mensonge, l'erreur implique la bonne foi; l'erreur, dit Platon, est une ignorance double, c'est-à-dire une ignorance qui ne se sait pas ignorante, une ignorance doublée d'une illusion.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Problématique

L’erreur peut être apparentée à la fausseté. Elle coïncide avec la reconnaissance de ce qui est faux. En ce sens elle s’oppose à la vérité et peut difficilement y participer. Peut-on alors trouver une fonction de l’erreur qui permettrait de contester cette opposition première entre l’erreur et la vérité ? L’histoire des sciences et même la constitution d’une simple connaissance suppose que nous passions par différentes étapes. Cela veut donc dire que la vérité n’est pas immédiate mais construite. Or cette construction n’est pas sans embûches, sans obstacles. Au contraire c’est le fait même de constater ce qu’il ne fallait pas faire qui nous permet de savoir quel est le bon chemin. L’erreur en ce sens d’obstacle à la vérité est productive parce qu’elle permet de dessiner les contours de la vérité de l’extérieur. La vérité médiate pour être élaborée doit passer par un travail sur son contraire. L’erreur qui à première vue ne pouvait pas avoir une quelconque fonction à jouer dans l’établissement de son contraire, se révèle être bien plutôt un outil efficace permettant de nous éclairer dans la recherche de la vérité. Pour concilier cette caractérisation contradictoire de l’erreur nous devrons répondre à trois questions : Dans quelle mesure l’erreur peut-elle être considérée comme passage obligé dans le chemin vers la vérité ? La vérité est-elle figée ? L’erreur est-elle le moteur de la science ?



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