LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Ce corrigé vous sera utile pour ces autres sujets voisins
Extrait du corrigé : Dans tous ces cas, il y a limitation de la liberté. » Kant, Qu'est-ce que les Lumières ? 1784. « L'État qui enlève aux hommes la possibilité de communiquer publiquement leurs pensées leur ôte en même temps la liberté de penser. » Kant, Qu'est-ce que s'orienter dans la pensée?, 1786.Pour Kant en effet, nous pensons d'autant plus librement que nous avons accès à la pensée des autres et que nous pouvons publiquement leur faire part de nos propres pensées. Où il n'y a pas de liberté d'expression, il n'y a pas de liberté de penser. « Non seulement cette liberté [de juger] peut être accordée sans danger pour la piété et la paix de l'État, mais même on ne pourrait la supprimer sans détruire la paix de l'État et la piété. » Spinoza, Traité théologico-politique, 1670.
Corrigé de 1488 mots (soit 3 pages) directement accessible
liberté penser l'opinion régimes passer fois disqualifier défendre admettre toute démocratie respect mort meilleur logique renoncer règles autrement d'expression opinions recevables science partir l'on pouvons-nous objectivité économique autrui qu'à nous-mêmes connaître veut
Avoir une liberté c’est pouvoir faire ou avoir la capacité de faire usage de quelque chose. Donc avoir la liberté de penser c’est faire usage de son entendement. L’opinion est une jugement subjectif. Or à première vue on peut se demander pourquoi et en quoi il pourrait y avoir une opposition entre la liberté de penser et l’opinion et cela d’autant plus qu’il semble que la liberté de penser suppose l’expression, le commerce et l’échange des opinions. Cependant, on peut se poser la question si au nom de la liberté de penser on peut accepter toutes les opinions même les plus extrêmes et c’est dès lors l’une des premières difficultés. Mais bien plus, on peut dire aussi que défendre la liberté de penser c'est en même temps défendre la liberté de disqualifier les opinions, les dogmatisme, les croyances. L'opinion affirme immédiatement et s'affirme comme vraie : à partir du moment où on en reste à l'opinion qui croit savoir, aucune enquête ne sera faite. Celui qui croit savoir n'a pas à chercher : donc l'opinion est l'ennemie de la liberté et de la pensée. En ce sens, on peut percevoir alors une différenciation notamment entre la pensée et l’opinion qui recoupe sans doute une distinction de réalité. Autrement dit, on peut faire une différence entre la pensée et l’opinion en remarquant que la pensée est du côté de la science tandis que l’opinion est du côté de la croyance. Le problème serait alors de concilier les deux points de vues. Et c’est pourquoi l’interrogation « peut-on à la fois défendre la liberté de penser et disqualifier l’opinion ? » prendre toute son envergure.
Ainsi s’il nous apparaît possible de saisir une contradiction entre une défense de la liberté de penser et une disqualification de l’opinion (1ère partie) il faudra interroger tout de même de manière plus précise et technique le rapport entre la pensée et l’opinion afin peut-être d’entrevoir une possibilité de disqualifier l’opinion au nom d’une pensée qui se veut science ou savoir ou plus simplement au nom de la liberté de penser qui peut vouloir disqualifier l’opinion et en ce sens il s’agira de comprendre quoi (2nd partie). Mais s’il arrive à ce stade que nous ayons défendu les deux points de vue de l’alternative que propose le sujet, il nous faudra sans doute chercher à dépasser ce clivage (3ème partie).
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie