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Sujet : Faut-il renoncer au certain pour se contenter du probable ?

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Définitions des termes :
  • renoncer : Abandonner un droit, une idée, se défaire, se dessaisir, se démettre.
  • probable : Incertain, douteux, possible.

Extrait du corrigé : Mais plus fondamentalement on peut remarquer que le scepticisme se contredit en s'énonçant : car il se donne pour la vraie théorie de la connaissance. Poser comme vérité que la vérité est inaccessible, c'est au moins reconnaître une vérité et par là démentir sa propre thèse. Toute pensée qui s'énonce vise une vérité, se reconnaît faite pour la Vérité, et tend à poser implicitement sa propre valeur. Le principe d'incertitude régit la science   a)     Cependant la science la plus moderne donnerait droit de cité, d'après certains, à la contingence. Une partie du réel échapperait au jeu des lois naturelles. L'hypothèse  déterministe ne serait plus recevable à l'échelle de la microphysique.  Tandis  qu'en mécanique classique la connaissance de la position et de la vitesse d'un mobile à l'instant t permet en principe de calculer la vitesse et la position d'un mobile à un autre instant, en microphysique on ne peut pas préciser simultanément la position d'un corpuscule et sa quantité de mouvement (la quantité de mouvement est le produit mV de la masse m du corpuscule par sa vitesse V). Heisenberg a montré que si Dx est l'erreur sur la position du corpuscule et Dp l'erreur sur la quantité de mouvement, il existe entre Dx et Dp une relation dite d'incertitude telle que Dx. Dp ³ h. Le produit des deux incertitudes est au moins égal à la constante universelle h.

Faut-il renoncer au certain pour se contenter du probable ?

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Définitions

  • renoncer : Abandonner un droit, une idée, se défaire, se dessaisir, se démettre.
  • probable : Incertain, douteux, possible.

Problématique

 

Dans sa quête première le philosophe cherche la certitude, la vérité qui ne saurait, elle, s’accommoder de l’incertain, du chancelant, de l’opinion en somme du probable. Le probable s’il ne saurait être le vrai, ne saurait pour autant être le faux et c’est bien là que se situe la difficulté. D’un point de vue ontologique il relève du domaine du contingent, c’est-à-dire ce qui n’a du point de vue de son existence de raison d’être. Devant le probable le philosophe ne saurait ressentir que frustration, et mécontentement et plus précisément insatisfaction. Sa quête première ayant pour fin, comme le soulignait déjà Aristote, de connaître la raison ultime de toute chose.  En effet,  le probable ignore la fin, il est là et pourrait ne pas être, il n’a pour ainsi dire aucune raison d’être. La difficulté de la définition du probable  réside dans le fait qu’il ne saurait être le faux, car une opinion probable peut être dans le vrai même si elle est affectée d’une part irréductible de doute. Le vrai ayant pour fin la connaissance et donc la certitude ne saurait s’accommoder du doute.  Il y a pourtant un domaine où nous ne saurions nous défaire du probable c’est celui de l’action. Le probable inutile dans le domaine de la connaissance parce que  signe d’une pensée défaillante,  tâtonnante voire hasardeuse n’aurait de légitimité non au milieu d’une alternative entre le vrai et le faux mais bien dans l’urgence de l’action. Telle serait la place du probable, sa raison d’être. Mais pouvons-nous aussi aisément nous débarrasser du probable dans la connaissance, en le renvoyant à n’être que l’autre radical de la connaissance et du vrai ? N’est-il pas ce qui nous pousse à la connaissance ? La falsifiabilité, le doute, l’incertitude ne sont –ils pas les signes d’une pense qui cherche, qui enquête, et qui aspire malgré tout au vrai ? Ne peut-on pas réconcilier le vrai et le probable, en les associant dans une quête de la vérité qui trouvera dans le doute et le probable non l’incertitude mais le signe que nos facultés de connaissance, certes perfectibles, peuvent continuellement avancer vers la vérité.

 



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