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Extrait du corrigé : Définition des termes du sujet : La question « faut-il » peut se comprendre avec différents degrés d'intensité : elle peut être équivalente de « est-il nécessaire, indispensable », mais aussi, plus faiblement, de « est-il préférable ». L'ordre, ce peut être l'ordre politique (et alors il correspond à une organisation rigoureuse et contrôlée de la société), mais aussi, dans un sens plus large, l'organisation raisonnée de nombreux domaines de la réalité (on parlera de l'ordre d'une pensée, d'un comportement, pour signifier qu'ils obéissent à des principes stricts et ne s'abandonnent pas au hasard). Cette notion, quel que soit son champ d'application, entremêle l'idée d'un commandement, d'un pouvoir exercé par une instance supérieure (on obéit à l'ordre), et celle d'une organisation réfléchie (on préserve l'ordre, qui s'oppose au désordre). L'expression « défendre l'ordre » présuppose que l'ordre existe déjà, qu'il ne faut pas le créer mais assurer sa persistance. Le verbe « défendre » suppose, lui, une possible violence exercée contre l'ordre, violence qui peut prendre la forme d'une attaque ou d'un simple refus. L'expression « à tout prix », enfin, a un sens très fort : vouloir faire quelque chose à tout prix, c'est vouloir le faire quelles qu'en soient les conséquences, même pénibles ou violentes. Cela s'applique particulièrement bien au champ de la politique. Il s'agit ici finalement ici de définir d'une part la pertinence, d'autre part les conditions d'une défense de l'ordre, en politique, mais aussi dans les autres domaines (faut-il soutenir que l'ordre est nécessaire à la production de la pensée, par exemple). Il faudra d'abord interroger l'utilité de l'ordre, ce qui explique et fonde son existence : pour quelles raisons l'homme institue-t-il des ordres ? Est-ce pour des raisons d'efficacité pratique (une pensée ordonnée est plus productive) ?
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Le corrigé du sujet "Faut-il défendre l'ordre à tout prix ?" a obtenu la note de : 









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On peut définir l’ordre à la fois comme l’agencement d’un ensemble d’éléments divers et le principe d’unité de cet ensemble. Il est donc ce par quoi une réalité échappe à l’arbitraire, au chaos ou plus simplement au désordre. En ce sens, on ne peut pas dissocier l’ordre de la loi qui définit une relation nécessaire entre plusieurs éléments de l’ensemble de ce système. l’ordre assigne ainsi à chaque élément sa place au sein du système qu’il régit. Dès lors, on peut définir l’ordre comme un ensemble cohérent, déterminé par des lois, stable et immuable. Alors, l’ordre implique aussi la présence d’une hiérarchie, d’un certain pouvoir, ce qui est particulièrement clair dans son sens politique. Dans ce cas, il apparaît que le terme d’ordre est équivoque, on parle d’ordre de la nature, d’ordre social, économique, moral etc. Qu’y a-t-il de commun entre eux ? Par ordre, on veut signifier alors un principe d’organisation et une structure fixe, l’essentiel étant de pallier tout désordre. Or c’est bien à l’aune de ce rapport entre ordre et désordre que prend toute son acuité l’interrogation : « faut-il défendre l’ordre à tout prix ? ».
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