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Elle se distingue de toutes les formes de croyance en ceci précisément qu'elle résiste à l'épreuve du doute et que, chaque fois que j'en fais l'expérience, je ne peux que me laisser convaincre par la certitude et l'évidence de sa vérité.Toutefois toutes les formes de croyances sont-elles rejetées au même titre par la philosophie ? Peut-on dire que...
La philosophie se veut scientifique. Elle recherche à développer un modèle ou un paradigme scientifique. La science se comprend dans la modernité, dans l'évolution technique et permet le renouveau des théories scientifiques. La science semble se poser dans une modernité, dans l'actualité de la recherche, tandis que la philosophie en s'étant développée depuis près de 23 siècles semble...
Le fait de ne pouvoir être mises en doute en aucune manière caractérise de telles connaissances. L'attitude philosophique consiste donc bien dans le refus de tenir pour vrai ce en quoi il est possible d'imaginer le moindre doute. Le douteux doit même être rejeté comme faux, afin que l'on puisse découvrir des principes suffisamment solides et inébranlables. Le...
Celui-ci n'est ni un pur esprit - qui se livrerait sans obstacle à la contemplation -, ni un animal soumis à la nature et préoccupé seulement de la satisfaction immédiate de ses instincts. Le travail est le propre d'un esprit qui s'incarne avec effort dans la nature pour la spiritualiser. « Le résultat auquel le travail aboutit, écrit...
La critique nominaliste : la réflexion philosophique manipule des concepts abstraits qui, s'éloignant de loin en loin avec les êtres réels, sont frappés d'irréalité complète, voire d'insignifiance. -> la réflexion philosophique s'intéresse à des réalités purement mentales. Aucun contact avec le réel concret. 3. La critique nominaliste de la philosophie reste de la philosophie, et c'est bien au nom...
Il faut remettre en question ce que l'on croit savoir et notamment que l'on croit savoir pour entreprendre la démarche philosophique. Mais par la suite il s'agit de fonder ou de découvrir le vrai. c) Le doute cartésien n'est qu'une étape, qu'un moment court qu'il faut, précise Descartes, avoir fait « une fois dans sa vie ». Le doute est ce...
4. - Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte. RAISON: Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos).* Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même...
Elle se présente comme une loi transcendante qui a existé bien avant l'apparition des peuples et des sociétés civiles. Elle est née de l'esprit divin : « ... la loi n'est pas une invention de l'esprit humain ni un décret des peuples, mais quelque chose d'éternel qui gouverne le monde entier, montrant ce qu'il est sage de prescrire...
, selon lequel « il est impossible que le même attribut appartienne et n'appartienne pas en même temps, au même sujet et sous le même rapport ». Or, un tel principe en ce qu'il est premier est inconditionné et donc non démontrable. En effet, d'une part, s'il était démontrable, il dépendrait d'un autre principe, mais un tel principe supposerait implicitement...
Le scepticisme est en quelque sorte une généralisation du doute. Je ne suis sûr de rien, je suis sans cesse trompé par mes sens. La recherche de la vérité n'a pas de terme, je ne peux jamais croire avoir atteint le vrai. b) Il s'oppose classiquement au dogmatisme, lequel se pense comme un système, souvent cosmologique ou théologique qui...
Les sophistes ne sont pas ceux qui croient savoir, ils sont aussi d'habiles incrédules, qui ne cessent de remettre en question les croyances, en visant autre chose que la vérité. Il ne suffit pas de ne jamais croire pour être philosophe, il faut ne pas croire par amour de la vérité (et non pas pour la gloire de...
Mais d'un autre côté, « nous avons une idée de la vérité, invincible à tout le pyrrhonisme » (Pensées, éd. Brunschvicg, 395). Pascal fait remarquer que le modèle démonstratif de la géométrie nous amène dans un cercle vicieux: car il suppose que les termes que l'on utilise soient toujours définis de manière claire et distincte. Or, pour définir...
Les deux ont une même origine : la lumière naturelle de la raison humaine. Bien plus, les thèses philosophiques ne sont pas que cohérentes; elles sont vraies, d'abord et au moins parce qu'elles sont toutes déduites d'une expérience intellectuelle inaugurale (je doute, je suis) dont la valeur de vérité est indubitable; les propositions qui en sont logiquement tirées...
Or les phénomènes les plus communs ne sont pas les plus connus, tant sen faut, et le sentiment de connaître ce que l'on voit souvent n'est qu'une illusion.L'étonnement qui frappe le philosophe concerne n'importe quelle chose, aussi banale soit-elle en apparence. C'est d'abord l'admiration devant la nature, et l'aveu de son incompréhension devant ses mécanismes. « Or apercevoir...
Le jargon des philosophes est manifestement un obstacle pour ceux qui n'appartiennent pas à la secte des « en tant que », des « a priori » et autres « transcendantaux ». Il ne viendrait pourtant à l'esprit de personne de reprocher à un biologiste ou à un informaticien d'utiliser un langage technique. Mais la philosophie n'a pas...
En réalité, Socrate, fidèle à sa méthode, va introduire le doute chez son interlocuteur par le moyen de l'ironie : en feignant de le complimenter (« quelle bonne fortune extraordinaire... »), il va l'amener à s'apercevoir qu'il ne sait pas ce qu'il croyait savoir, que la simplicité apparente recèle une question plus délicate : au-delà de la pluralité...
L'évidence apparaît comme ce qui se présente d'emblée à l'esprit, avec clarté, et est immédiatement et intuitivement saisi comme vrai. L'évidence semble ainsi d'emblée pouvoir être comprise de deux manières radicalement opposées dans le discours philosophique : la première en fait un critère immédiat et certain de la vérité, qui la rapproche d'une révélation, d'un savoir qui dépasse...
Car on ne pourrait rien connaître sans que le sensible (un phénomène) soit relié aux concepts de notre entendement (catégories). Les catégories structurent le divers des données extérieures. Par exemple, c'est parce que nous avons a priori l'idée de causalité que la succession des nuages et de la pluie a, pour nous, un sens autre que celui, précisément,...
Ces faits psychiques refoulés sont en effet soumis à une censure qui évacue hors de la conscience (qui « refoule ») les désirs jugés incompatibles avec les exigences morales du sujet. « L'inconscient est le psychique lui-même et son essentielle réalité. » Freud, L'Interprétation des rêves, 1899. « Longtemps on a considéré la pensée consciente comme la pensée...
Une telle idée de cause ne peut selon Kant être tirée de l'expérience, d'où son affirmation qu'il existe des connaissances a priori, c'est-à-dire entièrement et uniquement produites par la raison. Pour Kant, ces connaissances sont les conditions de possibilité de toute expérience. Car on ne pourrait rien connaître sans que le sensible (un phénomène) soit relié aux concepts...
Or la liberté, c'est précisément, selon lui, le pouvoir de dire «oui» ou «non». Mais, comme l'a remarqué Leibniz, le «sentiment vif interne» de la liberté ne suffit pas à prouver la réalité de celle-ci. Il n'y a là qu'une évidence subjective. Le pouvoir de choisir que nous croyons pouvoir nous attribuer repose peut-être sur une simple illusion (Spinoza). Le rationalisme...
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